La gestion parcellaire arrive à un point stagnant de son évolution. Les outils mis à disposition des agriculteurs – certes efficaces – peinent à aller plus loin dans leur démarche d’aide à la décision pour leurs utilisateurs.

gestion parcellaire

Comme un air de déjà-vu

AGREO, GEOFOLIA, ATLAND, MesParcelles, Ekylibre… Les logiciels de gestion parcellaire sont nombreux. Dessiner ses parcelles, y ajouter des cultures, enregistrer ses interventions, prévoir sa fertilisation… Pour un prix plus ou moins abordable, ce sont des fonctionnalités proposées par toutes ces applications.

Leur but est simple : aider l’agriculteur dans son organisation et simplifier ses démarches administratives (déclaration PAC, traçabilité, registre phytosanitaire…). Personne ne remet en jeu leur utilité bien-sûr, mais comment pourront-ils rester implantés dans un marché où les utilisateurs sont de plus en plus exigeants et ont de nouvelles attentes chaque jour ? Et si on pouvait aller plus loin ?

agriculture connectée

L’utilité des nouvelles technologies au sein de l’agriculture fait consensus. En 2015, 70% des agriculteurs avaient recours à des applications professionnelles et la tendance est encore à la hausse. Les éditeurs de solutions logicielles agronomes ont entre leurs mains la possibilité de mettre les agriculteurs sur la voie de la prospérité. Il ne s’agit pas de positionner l’agriculteur de demain en tant que simple exécutant des tâches les plus optimisées pour lui, mais plutôt de lui apporter une matière à réflexion fiable et précise.

La gestion parcellaire de demain

Le logiciel de gestion parcellaire de demain devra aller au delà de l’application passive qu’il est actuellement afin de devenir un système actif et intelligent. Dans un milieu de concurrence rude, c’est la force de proposition qui déterminera la valeur ajoutée de chacun.

L’Intelligence Artificielle, qui connaît un nouvel essor grâce à des investissements massifs, aurait beaucoup à apporter dans ce domaine, notamment sur l’élaboration et la révision des itinéraires techniques. L’Intelligence Collective quant à elle peut également être un facteur d’amélioration individuelle. En effet, une comparaison de performances – dans une optique de progression – pourrait aider chaque agriculteur à identifier ses forces et faiblesses.

Corriger ses faiblesses, cultiver ses forces, pour redonner un souffle à son exploitation.

Que ce soit par le biais de l’Intelligence Artificielle ou l’Intelligence Collective, il est évident que le parcellaire de demain sera un outil indispensable à l’agriculteur, comme l’était l’invention de la moissonneuse-batteuse hier.

Si l’agriculture a toujours fait figure de proue en terme d’innovation, il tient aux éditeurs de solutions AgTech de se montrer dignes de cet héritage technologique. Avançons, créons, apportons à nos utilisateurs les clés du progrès.

 

PS : saviez-vous que FarmLEAP proposait un parcellaire gratuit ? 🙂

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